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Derrière le danger des pesticides, la grave menace des métabolites

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Contexte

Le mouvement des Coquelicots apporte sa contribution au grand débat national sur la santé publique. Il apparaît qu’un continent entier a été oublié dans l’évaluation des risques des pesticides. C’est celui des métabolites, produits de dégradation des pesticides de synthèse au contact des sols, de l’eau, du soleil, etc. Les bons spécialistes du dossier reconnaissent que de nombreux métabolites sont aussi toxiques que les pesticides dont ils sont issus. Voire davantage. Or nul ne connaît la liste de tous les métabolites de tous les pesticides, car personne ne la cherche. Peut-être est-elle hors de portée, mais la loi considère que les métabolites doivent pourtant être comptabilisés comme des pesticides.

Cette même loi exige que l’eau du robinet ne dépasse pas 0,5 microgramme de toutes les substances pesticides et métabolites par litre d’eau. Mais les Agences régionales de santé (ARS) n’en analysent au mieux que quatre ou cinq, alors qu’il en existe des centaines, voire des milliers. Le meilleur moyen de ne pas avoir la fièvre, c’est de ne pas prendre sa température.

Objectifs

Le mouvement des Coquelicots, qui compte en juin 2020 1 100 000 soutiens en France, demande que le ministère de la Santé, via les ARS, et le ministère de l’Écologie, au travers de ses administrations décentralisées, coordonnent au plus vite un inventaire complet du nombre de métabolites que produit chaque pesticide. Ce programme prioritaire doit au passage imposer des règles de transparence au moment de l’attribution d’Autorisations de mise sur le marché (AMM). Les industriels des pesticides doivent fournir, outre les documents habituels, des études complètes et vérifiables sur le devenir des produits mis en circulation. Ils doivent également fournir la totalité des étalons chimiques de tous les métabolites susceptibles d’être produits par dégradation. Ces étalons sont des signatures chimiques sans lesquelles on ne peut rechercher aucun métabolite.

Dans un deuxième temps, il faut un programme d’action permettant de savoir où l’eau dite potable dépasse, avec les métabolites, les normes retenues par la loi. Au-delà de 0,5 microgramme par litre, le mouvement des Coquelicots réclame la fermeture provisoire de la fourniture d’eau potable. Et l’élaboration d’un échéancier de sortie de crise.

Nous en sommes là
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Personne en France n’a entendu parler de métabolites

Nos élus et responsables des services publics de santé ne peuvent pas tout savoir. La quasi-totalité de leurs membres ignorent même l’existence des métabolites de pesticides. Le mouvement des Coquelicots entend mettre à leur disposition des éléments d’information jugés très importants dans le cadre de la mission qui est la leur.

La qualité de l’eau distribuée au robinet fait partie du contrat social de base qui unit les citoyens à leurs représentants. Rien ne serait plus préjudiciable à la démocratie qu’une défiance généralisée dans un domaine aussi vital.

Les élus de la République et les administrations de contrôle ont la responsabilité, qui peut dans certains cas devenir pénale, de faire distribuer dans les réseaux d’adduction une eau irréprochable. Tel n’est pas le cas. Tel n’est plus le cas.

Ce que nous voulons

Le respect de la loi. La loi impose de ne pas dépasser 0,1 microgrammepar litre par pesticide (ou métabolite) pris individuellement, et 0,5 microgramme par litre pour tous les pesticides (ou métabolites) retrouvés.

Nos autorités devraient rechercher non seulement les pesticides, mais leurs métabolites. Elles ne le font pas. Or il existe à coup certain des milliers de métabolites de pesticides dans les eaux superficielles, les nappes souterraines, dont une fraction inconnue se retrouve dans l’eau du robinet. Le ferait-on que les limites de qualité seraient explosées dans de très nombreux points du territoire, créant ipso facto un crise sanitaire d’ampleur. Est-ce la raison pour laquelle on ne prend pas en compte les métabolites?

Ce qui signifie que l’on viole impunément la loi française dans toute la France. Respectueux des règles démocratiques, le mouvement des Coquelicots réclame seulement, mais fermement, le retour à la loi commune. Et pour commencer, une prise de conscience et une mobilisation des élus et des administrations.

  • Le respect de la loi. La loi impose de ne pas dépasser 0,1 microgrammepar litre par pesticide (ou métabolite) pris individuellement, et 0,5 microgramme par litre pour tous les pesticides (ou métabolites) retrouvés.

    Nos autorités devraient rechercher non seulement les pesticides, mais leurs métabolites. Elles ne le font pas. Or il existe à coup certain des milliers de métabolites de pesticides dans les eaux superficielles, les nappes souterraines, dont une fraction inconnue se retrouve dans l’eau du robinet. Le ferait-on que les limites de qualité seraient explosées dans de très nombreux points du territoire, créant ipso facto un crise sanitaire d’ampleur. Est-ce la raison pour laquelle on ne prend pas en compte les métabolites?

    Ce qui signifie que l’on viole impunément la loi française dans toute la France. Respectueux des règles démocratiques, le mouvement des Coquelicots réclame seulement, mais fermement, le retour à la loi commune. Et pour commencer, une prise de conscience et une mobilisation des élus et des administrations.

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